31 janvier 2008
Nicolas Dupont Aignan demande à l'Assemblée Nationale pourquoi le président de la République Française signe un traité identique
30 janvier 2008
Le traité modificatif de Lisbonne - Interview de Raoul Marc Jennar en 16 parties
1- Je suis un traité modificatif qui ne simplifie rien et aggrave tout.
2- Je fais l'impasse sur les droits de l'Homme.
3- Je fais la part belle à l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC).
4- Je privatise les services communaux et les services publics.
5- Je suis pour les cantines privées.
6- Services d'Intérêt Général? J'aime bien jouer sur les mots!
7- Je privatise les chemins de fer les plus rentables.
8- Je maintiens un euro fort pour justifier les délocalisations.
9- Plus j'élargis l'Europe, plus j'augmente la concurrence... C'est bon pour les actionnaires!
10- La Démocratie, j'en fais mon "'affaire"... !
11- J'aimerais mieux ne pas vous parler de ma Commission Européenne!
12- Je renforce le poids des religions
13- Je confie ma politique de défense à l'OTAN
14- Je suis absent du débat et je passe inapercu
15- Le 04 février, je modifie la Constitution Françcaise pour passer sans référendum
16- Mais j'ai un maillon faible... Vous pouvez toujours agir!
23 janvier 2008
Fonds régional pour l'ancrage des entreprises: un dogme remis en selle
Le conseil
régional a décidé lors de la session budgétaire de décembre 2007 de mettre en
place un nouveau programme d’aide directe aux entreprises, le fonds régional
pour l’ancrage des entreprises (F.R.A.E.).
Ce nouveau dispositif consiste en une subvention accordée à des entreprises
répondant à une série de critères pour des projets d’implantation de nouveau
site ou des projets de développement.
Les critères d’attribution ont été élaborés pour tenter d’éviter les effets de
« guichet » ou les effets « d’aubaine ».
Malgré cela le groupe communiste n’a pas voté la mise en place de ce nouveau
dispositif et ceci pour plusieurs raisons.
· Tout
d’abord, malgré toutes les précautions prises, il sera très difficile d’éviter
que « l’aubaine » ne soit pas saisie par certains, notamment les grands groupes
qui savent parfaitement enrober leurs projets pour les rendre éligibles à
toutes les aides possibles. D’autant plus que le lobbying auprès des élus
exercé par ceux là finira toujours par trouver des oreilles complaisantes.
· Ensuite
la gestion de ce dispositif va être extrêmement complexe compte tenu des
critères retenus. Complexe et avec une part de subjectivité importante. Or,
comme ce sera la 1ère commission du conseil régional qui tranchera «
in fine », cette part de subjectivité porte en elle des risques de dérives
quasiment inévitables. De plus le contrôle de l'efficacité des aides accordées sera extrémement difficile. Quant à leur évaluation elle n'est pratiquement jamais réalisée.
· Enfin
et surtout, la réintroduction dans les aides régionales d’aides directes aux
entreprises, dont la plupart avaient été abandonnées lors de l’adoption du
Schéma Régional de Développement Economique (S.R.D.E.) constitue un retour en
arrière sur une conception nouvelle du rôle économique que doit avoir le
conseil régional. On a cédé, avec cette décision, au dogme qui consiste à
croire que l’argent public peut être le moteur du développement économique.
Alors que tout atteste que la source essentielle de financement de l’économie
ce sont les banques qui la détiennent.
C’est dans
cet esprit qu’avait été mis en place le Fonds Régional pour L’Emploi (F.R.E.)
dont le rôle est de faciliter l’accès des PME au crédit bancaire en
garantissant les emprunts que celles-ci contractent. C’est là que l’effet de
levier de l’argent public est de loin le plus efficace. C’est ce que confirme
le bilan du FRE sur les deux premières années.
Pour illustrer ce propos rappelons que l’encourt de la dette des entreprises
d’Auvergne auprès des banques est de l’ordre de 2 milliards d’euros. Que
représentent face à cela les 2,5 millions d’euros de crédits de paiement qui
ont été affectés pour 2008 à ce nouveau FRAE ? Simplement une « aubaine », mais
probablement pas l’effet de levier souhaitable.
A remarquer que la droite du conseil régional, qui n’avait cessé de « hurler »
contre la suppression des aides directes aux entreprises, n’a pas voté ce
nouveau dispositif qui pourtant répond à ses demandes, tout en se félicitant
par ailleurs que les aides directes soient remises en vigueur.
Comprenne qui pourra !
A remarquer aussi que cette nouvelle aide directe est mise en place au moment
même où la Cour des Comptes publie un rapport accablant sur les aides directes
accordées aux entreprises dont l’efficacité est sérieusement mise en doute par
ce rapport où on peut lire entre autres : « Il est évident qu’un tel
dispositif (*) ne correspond plus aux exigences et préoccupations actuelles,
dans un contexte économique nouveau. …. Au lieu de privilégier des aides
directes aux entreprises, il faut travailler à leur offrir un environnement
économique favorable ».
Eloquent ! Et c’est Philippe SEGUIN, qui ne peut guère être suspecté d’antilibéralisme,
qui le dit.
Regrettons que le conseil régional ait cédé aux pressions nombreuses qui se
sont exercées à propos de ce dossier.
(*) le système des aides directes
Interdiction du maïs MON 810: le triomphe de la démagogie
Le
gouvernement a décidé d'avoir recours à la clause de sauvegarde auprés de
l'Union Européeenne pour lui permettre d'interdire la culture en France du maïs
transgénique MON 810. Il a fondé sa demande sur l'avis de la Haute Autorité
provisoire sur les OGM qui fait part de "doutes sérieux" sur ce maïs.
Cet avis a été rédigé par le président de cette Haute Autorité le sénateur UMP
de la Manche Jean-François Le Grand.
Là où le bât blesse c'est que parmi les membres de cette instance, 14 d'entre
eux, à la suite de la publication de cet avis ont signé un texte de
protestation.
Dans un communiqué, les protestataires estiment que « le projet d'avis
qu'ils ont rédigé le 9 janvier 2008 sur la dissémination du MON 810 sur le
territoire français ne comporte pas les termes de “doutes sérieux”, pas
plus qu'il ne qualifie les faits scientifiques nouveaux de “négatifs”», comme
l'a déclaré Jean-François Le Grand. Ils se disent «gênés par le décalage
entre l'avis tel qu'ils l'ont rédigé et sa transcription». Le communiqué est
signé par 12 des 15 membres du comité scientifique et deux membres de la
section économique, éthique et sociale.
Par ailleurs quarante scientifiques de haut niveau, dont Roland Douce (
Grenoble) et Christian Dumas ( ENS Lyon) dénoncent dans la demande de clause de
sauvegarde par la France pour le MON 810, le détournement de la science par le
politique.
"Nous nous étonnons
de voir ainsi peu pris en compte le travail des scientifiques dans ce domaine.
Rappelons qu'avant toute autorisation de mise en culture chaque OGM est
l'objet, au cas par cas, d'évaluations approfondies tant au niveau national
qu'européen" rappelle les signataires, parmi lesquels Douce Roland, de l'Académie
des Sciences, spécialiste du métabolisme de la cellule végétale et Dumas
Christian (Académie des Sciences), spécaliste du développement des
végétaux.
« L'impact sur
l'environnement de même que la sécurité sanitaire sont aujourd'hui évalués au
plan national par la Commission du génie biomoléculaire (CGB) et/ou l'Agence
française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) puis au plan européen par
l'Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA). L'autorisation de mise
en marché ne peut être obtenue qu'après consultation de ces deux niveaux. Le
seul OGM actuellement cultivé en Europe avait obtenu, des instances nationale
et européenne de l'époque, un avis favorable" rappellent les signataires
du texte.
Il est assez clair, au
vu de ces informations, que la décision du gouvernement a été guidée par de
toutes autres considérations que scientifiques.
N. Sarkozy dans sa stratégie d'ouverture tous azimuts a voulu faire une
concession aux écologistes, particulièrement à José Bové qui, ayant disparu
depuis les présidentielles, a trouvé avec le maïs MON 810 un moyen de refaire
parler de lui.
En même temps N. Sarkozy
avec cette interdiction tente de faire croire que le Grenelle de
l'environnement a servi à quelque chose. C'était d'autant plus nécessaire que
des "doutes sérieux" se font jour de tous côtés sur les suites de ce
Grenelle qui risque bien de n'avoir été qu'un gigantesque effet d'annonce sans
vrais lendemains, faute de moyens.
Encore une fois c'est le
triomphe de la démagogie!
04 janvier 2008
Bonne année 2008
Que 2008 vous apporte santé et bonheur car comme l'a dit Voltaire:
"...être heureux c'est bon pour la santé"